Médecin du monde : Quand la pub et les réseaux sociaux servent une bonne cause

« La publicité ? C’est pour enrichir les riches », « Les réseaux sociaux sont inutiles », « Les médias se servent de nous »… S’il est possible qu’il y est une part de vérité dans ces propos, ce n’est pas toujours le cas !
Médecin du monde nous l’a prouvé en Juin 2016.

C’est la sortie du médicament Sofosbuvir (traitement commercialisé à plus de 40 000 euros pour 12 semaines de traitement) luttant contre l’hépatite C qui a donné envie à médecin du monde de s’investir pour cette cause. Le laboratoire Gilead détient le monopole et se permet ainsi de vendre le médicament au prix qui lui plait.

 

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Le médicament sofosbuvir qui a déclenché le mécontentement de médecin du monde tenue entre deux doigts

 

Médecin du monde s’oppose au brevet. Pourquoi ?

Parce que chaque personne a le droit de se soigner.

 

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Affiche de la campagne de Médecin du monde avec les phrases chocs

 

La campagne d’affichage

Médecin du monde lance une campagne d’affichage. Des affiches simples, des slogans chocs et l’explication rapide et efficace de ce qu’il faut faire pour changer les choses. Au total la campagne compte 12 slogans. Tout est prêt. Médecin du monde a mit en place tout ce qu’il fallait et fait sa proposition en Juin 2016.

Cependant l’ARPP (l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité) rend un avis défavorable à l’affichage de ces slogans. Cela aurait pu passer si JCDecaux (plus grand propriétaire d’espace d’affichage publicitaire de France) ne s’était pas rangé au même avis.

A ce moment là, Médecin du monde se retrouve face à un problème non négligeable… On tente de les censurer.

Une nouvelle stratégie est mise en place. L’affichage sauvage. On retrouve les affiches un peu partout dans les villes, voire même dans les villages. Si la manière de procédé (affichage illégal) peut être remise en question, l’efficacité, elle, est un constat indéniable : tous les âges et classes sociales de la population sont touchés par l’information.

 

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Les affiches collés courant Juillet sur les panneaux des rues françaises

 

Une bonne partie rejoint la cause. La lutte continue, mais pas dans la rue. Elle fait sa place sur les réseaux sociaux. Les personnes se déchaînent, partagent, commentent, aiment, identifient, mettent en favoris, tweet,… Un déferlement est visible et l’ampleur est trop grande pour pouvoir être arrêtée. Il n’est plus possible de censuré.

 

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Tweet avec le #LePrixdelaVie montre la solidarité de la twittosphère pour la cause

 

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Les articles Facebook de Médecin du Monde au sujet de la campagne et les réactions choqués des utilisateurs du réseau social s’unissent pour se faire entendre

 

Le bruit produit sur les réseaux sociaux fait que la télévision finit par en parler… aux informations de 20 heures, lors d’un reportage sur Arte,… Le but est atteint. Tout le monde sait que la pétition existe. On peut lire partout le nom de l’adresse du site : le prix de la vie.

 

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Image du site Le prix de la vie pour exprimer la nécessité de rendre les médicaments accessibles à tous

 

C’est grâce à ce genre de campagne qu’on voit que la publicité et les réseaux sociaux ne sont ni bons, ni mauvais. Il s’agit d’outils et c’est l’usage que nous en faisons qui détermine leurs actions.
Ce sont des outils tout comme un marteau. Si vous laissez tomber un marteau sur votre pied, il ne vous viendrait pas à l’esprit de dire que c’est la faite de ce dernier et qu’il sert de mauvaises causes ? Et bien c’est la même chose.

En France, plus de 227 000 personnes ont déjà signé la pétition. Leur but est d’atteindre les 275 000 !
Si vous croyez en cette cause, si vous souhaitez signer la pétition

La publicité n’a ni couleur, ni pays, ni valeur. Elle est un support et un reflet de ce que nous sommes.

 

 

Amy

 

 

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