Katia, portrait d’une femme du XXIème siècle

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je suis allée à la rencontre de Katia Olivier. Responsable du sponsoring et du marketing au BIFFF, elle est aussi mère, femme, amante, amie, scénariste et productrice. Elle a aussi été entre autres fille, bénévole, élève et lauréate.

A 42 ans, elle profite pleinement de la vie. Son parcours ?

Katia Olivier déguisée en princesse Leila

D’abord entraînée au BIFFF (Brussels International Fantastic Film Festival) par ses potes, elle y a été bénévole « au ticket » par amour pour le film de genre. Dès qu’une place a été libérée, elle a foncée… Avant, elle travaillait en cabinet (suite à ses études d’économie de l’environnement).

« Y’a un moment donné dans ta vie où tu te dis : qu’est-ce qui fait que je me lève le matin ? Et bien, c’est pas ton salaire ! »

En effet, Katia gagnait beaucoup plus avant… Mais elle subissait toujours les inégalités hommes-femmes ! A cette époque, elle travaillait en France « j’étais payée moins que des hommes qui étaient en dessous de moi ».

Comment concis-t-elle le travail et sa vie de femme ?

Elle a un mari et un fils de 4 ans. Elle a la chance d’avoir 4 mois de vacances parce qu’elle est embauchée à mi-temps et qu’entre décembre et avril, elle prépare le festival à temps plein, donc ça compense. Elle passe donc énormément de temps en famille mais aussi à tourner et écrire.

 

« Pour moi, la valeur travail, c’est important »

« Avoir le choix de travailler pour une femme c’est bien ». Elle veut que son fils voit qu’elle a une vie à elle, qu’elle se rend utile pour la société à travers son action dans le secteur culturel. C’est l’image de mère qu’elle veut montrer. Toutefois, elle a beaucoup d’admiration pour les femmes seules avec enfants et elle est heureuse d’avoir « un mari féministe et intelligent » qui la soutient.

on oubli que nos grands-mères, elles se sont battues pour qu’on puisse travailler, voter, divorcer

En tant que femme, elle se sent insultée quand elle voit ou subi des injustices. Il est vrai que les femmes ont aujourd’hui plus de droits, mais elles sont quand même souvent vues comme inférieures (problèmes de salaires, de harcèlement de rue, de domination ou encore de viols). « Ca fait même pas un quart de seconde sur l’échelle de l’humanité qu’on a le droit de vote, et même du point de vue de la religion catholique, les femmes ont une âme, elles ne sont plus vues comme des animaux depuis seulement quelques siècles… et quand tu vois la photo de Donald Trump et son associé : deux mecs qui décident ce qui va se passer pour le corps de la femme, ça fait doucement rigoler… ». Comme quoi, le combat des femmes n’est pas fini !

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Les petits marketers (Mélo)

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