Storytelling: une anecdote cruciale

Avec Opel, PSA veut créer un « champion européen » de l’automobile

 

Il y a deux semaines, Amy nous expliquait la définition du storytelling.                                                             Ensuite, Mélo avait analysé la nouvelle publicité d’Intermarché avec le couple amoureux.

Aujourd’hui, je vous montre un exemple de storytelling avec la fusion de PSA et Opel.

 

Les anecdotes personnelles étaient cruciales pour la fusion de Peugeot et Opel.

La semaine dernière, PSA a annoncé sa fusion avec le producteur automobile allemand Opel.  En effet, à la mi-février, des rumeurs avaient circulé et laissé penser que PSA pourrait acheter Opel, jusqu’à alors une filiale de GM, un constructeur automobile mondial américain.

La presse, les politiciens mais également les employeurs d’Opel avaient été très surpris par cette nouvelle, d’autant plus qu’Opel était une filiale de GM depuis plus de 88 ans. De plus, les syndicats allemands et les politiciens allemands étaient loin d’être ravis.

Habituellement, les fusions dans le secteur automobile ont des conséquences sur les postes de travail et entraînent la fermeture de chaines de production.

 

Cependant, lors d’une conférence de presse, Monsieur Tavares a raconté une petite anecdote cruciale. Monsieur Tavares a grandi avec des Opel, notamment avec l’Opel Manta de son père. „Mein Vater hatte früher einen braunen Manta mit schwarzem Dach“ „Mon père possédait autrefois une Manta marron avec un toit noir“. C’était la voiture familiale, mais aussi la première voiture étrangère qu’il ait conduit. Plus tard, Monsieur Tavares hérita de son père son ancienne Opel Astra Caravane, qu’il utilise encore aujourd’hui quand il est en vacances au Portugal.

Normalement, avec des fusions, comme dans ce cas avec PSA et OPEL, PSA cherche à élargir son portfolio. En effet, on considère généralement que la marque se renforce quand on rachète un constructeur automobile. PSA voudrait ainsi consolider sa part de marché en Europe.

Néanmoins, d’un autre côté, la marque, qui sera rachetée par la concurrence, devra avoir à faire face au risque de suppression de sites de production ou de postes d’employés, en conséquence des mesures d’économie de PSA.

Mais le PDG de PSA Tavares a rassuré sur ce risque en racontant son anecdote d’Opel. Il a toujours eu et garde encore aujourd’hui une relation particulière avec cette marque allemande.

C’est pourquoi son anecdote s’est révélée cruciale : les politiciens et les syndicats ont compris que monsieur Tavares avait lui-même intérêt à ce que cette marque conserve son histoire dans les mains de PSA et qu’il n’y avait pas seulement des intérêts économiques.

 

En conclusion, nous avons donc appris que le storytelling peut être très important pour l’avenir d’une marque mais également qu’il peut apporter un aspect humain dans des situations tendues.

Comme nous l’avons vu la semaine dernière, le storytelling est devenu un outil indispensable dans le cadre de la communication et du marketing et il restera tout aussi indispensable dans le futur.

La semaine prochaine, je vous amène sur le salon automobile à Genève en expliquant la situation avec la quatrième marque de PSA, Opel.

J’élaborerai et analyserai les avantages et les inconvénients de la fusion d’Opel avec PSA.

A la semaine pro vos petits marqueteurs.

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